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Édition France ISSN 2026·0428 Revue indépendante
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Vol. XII N° 47 · 2026 Encyclopédie géopolitique
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Puissance navale

Marine russe : flotte contrainte, missiles et profondeur nucléaire

La marine russe n'est plus une marine globale au sens soviétique. Elle reste pourtant centrale pour les sous-marins stratégiques, les missiles de croisière, l'Arctique et la mer Noire.

Par Nasser Al-Sabri 9 juillet 2026 Lecture : 7 min de lecture Dossier : Russie
Navire militaire
Mots-clésmer NoireKalibrsous-marinsArctique

La marine russe illustre le paradoxe militaire de Moscou : des capacités redoutables dans certains domaines, mais une flotte de surface vieillissante, vulnérable et difficile à renouveler. La guerre en Ukraine a montré les risques auxquels les navires russes sont exposés face aux drones, missiles côtiers et renseignement occidental.

La vraie valeur de la marine russe réside dans les sous-marins, les missiles longue portée et la sanctuarisation des bastions nucléaires. La Russie ne cherche plus à rivaliser partout avec l'US Navy ; elle cherche à rendre certains espaces dangereux et à maintenir la crédibilité de sa dissuasion.

La marine russe est moins une flotte de domination globale qu'une flotte de déni, de frappe et de dissuasion.

Analyse geopolô
Mer Noire

Le choc ukrainien

Les pertes et humiliations en mer Noire ont révélé la vulnérabilité d'une flotte proche des côtes adverses. L'Ukraine a démontré que drones navals, missiles et renseignement peuvent contester une marine plus puissante.

Sous-marins

Le cœur stratégique

Les sous-marins russes restent l'élément le plus sérieux. Ils protègent la dissuasion, menacent les lignes maritimes et donnent à Moscou une présence discrète dans des théâtres critiques.

Verdict

La marine russe est affaiblie en surface, mais reste stratégique sous la mer. Sa valeur est dans la dissuasion et le déni d'accès, pas dans une domination océanique complète.

Nasser AL SABRI
Nasser AL SABRI
Journaliste indépendant

Analyste en géopolitique, anthropologie politique et relations internationales.

Sources : IISS · SIPRI.