Les BRICS offrent à la Russie une plateforme diplomatique précieuse depuis la guerre en Ukraine. Moscou y trouve un récit : le monde ne se réduit pas au G7, et l'Occident n'a plus le monopole de la légitimité internationale.
Mais les BRICS ne sont pas une alliance militaire ni un bloc homogène. La Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et les nouveaux membres n'ont pas les mêmes intérêts. Beaucoup veulent réformer l'ordre mondial sans devenir les auxiliaires de Moscou.
Les BRICS donnent à la Russie de l'oxygène diplomatique, mais pas une solution magique à sa dépendance économique.
Analyse geopolôUn projet politique plus qu'une réalité immédiate
Moscou pousse les paiements en monnaies nationales et les alternatives au dollar. Mais remplacer la profondeur du système financier occidental reste très difficile.
La Chine domine le jeu
Dans les BRICS, la Russie trouve des partenaires, mais la Chine dispose du poids économique déterminant. Moscou bénéficie du forum, sans en contrôler la trajectoire.
Les BRICS permettent à Moscou de contester l'isolement occidental, mais ils ne remplacent ni l'Europe perdue ni la puissance financière du dollar.
